Il y a tant à dire sur les gnomes. En terme d’espèce, comme toutes les autres, il y a énormément de chose à savoir sur les gnomes. Et malheureusement, comme toutes races, ils sont victimes d’idées pré-conçues. Mais qu’en est-il réellement ? Comme beaucoup de clichés, ils trouvent source quelque part, nous allons donc nous attarder sur quatre clichés qui ont la peau dure, en discerner les origines, ce qui les provoque et pourquoi ils sont faux.


Les Gnomes se feraient écraser sur les champs de bataille par les créatures les plus imposantes comme les taurens. Nous noterons tout de même la banalisation de la mort de nos courageux soldats par l’opinion public. Dans l’imaginaire collectif, à la manière des insectes, une créature plus petite peut-être écrasée physiquement par une créature plus grosse… Maintenant, posons-nous une autre question : avez-vous déjà vu un squelette de gnome ? (En reproduction bien entendu). Les gnomes disposent d’un squelette robuste et très épais qu’il est difficile de briser. Cela ne signifie pas que les gnomes disposent d’une force phénoménale, seulement qu’ils sont résistants et que si un tauren venait à lui marcher dessus, il aurait autant de mal qu’avec un crâne humain. Une autre idée répandue serait que les races les plus imposantes “joueraient” avec un de nos congénères comme ballon. Je vous laisse imaginer par vous-même les répercussions que subiraient votre pied si vous le frappiez à répétition contre une rocher.


Les gnomes seraient tous un concentré de vantardise, une idée aussi recevable que l’idée qu’un elfe de la nuit ne se nourrit que de salade, ridicule. Prenons un exemple simple : n’importe quel utilisateur de magie (dit “sensé”) vous confirmera que l’apprentissage et l’utilisation des arcanes implique de la retenue et de la patience, traits que l’opinion publique ne prête pas aux gnomes. Pourtant les gnomes s’illustrent avec brio dans ce domaine, ils s’intéressent et s’impliquent beaucoup. Les gnomes disposent d’une faculté à comprendre les choses rapidement, un apprentissage plus aisé dans plusieurs domaines. Ce n’est point de la vantardise, c’est une capacité octroyée par le cerveau de chaque gnome disposant d’une partie plus importante liée à la capacité d’intériorisation de motions. Il est donc plus aisé pour cette espèce d’apprendre et de retenir. Pourquoi donc utiliser cette faculté pour “ramener sa science” en des termes incompréhensibles pour la plupart ? Tout d’abord, il ne faut pas blâmer la race entière pour la stupidité d’un seul individu incapable de penser aux autres, le gnome est fautif, pas les gnomes. Dans un second temps, ce comportement prendrait source dans la société qui désigne les gnomes comme “ridicules”, c’est une manière de contrarier la population volontairement et de prouver une bonne fois pour toute que le gnome sait, il le montre, fier de son savoir face à du mépris, de la mise à l’écart ou au traitement différent “parce que c’est un gnome”. Là où il pourrait vous répondre par des termes peu enjôleurs, le gnome choisit de vous instruire, peut-être pas toujours de la manière la plus évidente mais l’intention y est. Encore une fois, le comportement décrit ici n’est pas propre aux gnomes, mais est un problème de personnalité.

Les gn
omes seraient tous joyeux et optimistes en permanence. Non, n’importe qui dans sa vie connaît des hauts et des bas. La perte d’un proche, l’échec répété, une dépression. Alors pourquoi cette idée du gnome toujours dynamique et survolté ? Et bien parce qu’un gnome, dans un premier temps, est tenace. Tenace à la manière d’une bête acculée dos au mur. Il cherchera à se tirer de tous les problèmes, cela passe par le fait de ne pas se laisser abattre, d’être déterminé à réussir. Si un gnome malheureux vous est étranger, c’est car un gnome triste reste chez lui auprès des siens, il ne trouve pas d’utilité à venir pleurer devant tout le monde ses malheurs personnels sur la place de la cathédrale. Le gnome garde ses problèmes pour lui, ne cherche pas à ennuyer avec ses histoires bien qu’il n’hésitera pas à venir en aide de ceux qui le font.


Les gnomes sont adorables, et de ce fait ne sont pas pris au sérieux. Certaines personnes considèrent les gnomes comme des sortes de peluches, des créatures mignonnes. Les gnomes sont pris pour des enfants dans un inconscient collectif qui mène à penser qu’ils ne méritent mot au chapitre, chose forte dommage. D’autant plus que les gnomes peuvent vivre jusqu’à près de cinq siècles et ont souvent collecté de très riches savoirs, de nombreuses expériences.

 

Archibald Boulvezone