Je sens ton âme qui palpite,

Jamais ta voix ne me quitte,

Sauve-moi, oui, je t’en supplie,

Ramènes-moi donc à la vie !

 

Mon peu de raison chavire

Je t’en prie, laisse-moi mourir.

 

Réchauffe mon cœur à l’agonie,

Il fait si froid là où je suis.

 

J’ai tant besoin de ton amour,

Toi qui est ma lumière du jour,

Je te veux, toi et nulle autre

Dans cet enfer qui est le nôtre.

 

Ne plus pleurer et t’embrasser,

Braver aussi cette nausée,

Et, des entrailles immondes,

Me ramener d’outre monde.

 

Creuser la terre de mes mains nues

Viens, mon amour, me retrouver,

Serrer mon corps vil putréfié,

Tu n’y es pas, je suis déçue.

 

Eudoxie Lamisber