Écrasée par les murs de pierre,

 

Étouffée par le cœur de feu,

 

Je n’avais qu’une seule prière :

 

Revoir un jour le ciel bleu.

 

 

Compter toutes les montagnes,

 

Chaque colline, chaque nuage,

 

Explorer toutes les campagnes,

 

Chaque plaine, chaque marécage.

 

Je voulais sentir sur mes joues

le vent d’hiver,

 

Mais ne voyais que s’agrandir

le cimetière.

 

Je voulais gouter l’eau de toutes

les rivières,

 

Mais n’entendais que des cris de guerre.

 

Elle était notre barrière,

 

Elle était notre maison,

 

Mais au sein de Forgefer,

 

Je me sentais en prison.

 

Je n’étais pas malheureuse.

 

Seulement j’étais triste,

 

Qu’aucune étoile n’existe,

 

Au fond de la ville belliqueuse.

 

 

Je me souviens, le soir devant

la cheminée,

 

Sur tes genoux, tu me contais

tes odyssées,

 

Si j’ai pu rêver, c’est grâce à toi

mon Pépé,

 

Qui à travers tes récits, m’a

permis de m’évader.

 

Aujourd’hui, je ne sais pas où tu es,

 

Mais si tu lis ceci, tu sauras où

me trouver.

 

 

 

T.