Depuis l’annonce de la tenue d’un conclave et l’élection d’un nouvel évêque pour notre cité, nombreux sont ceux d’entre vous qui se passionnent pour cet événement. Chaque jour qui passe, de nouveaux prêtres et paladins de notre église s’inscrivent à l’élection et nous craignons de devoir changer le lieu du conclave par manque de place.  Nombre de fidèles s’engagent également et soutiennent tel ou tel candidat présumé. La campagne officielle n’a pas encore commencé* mais déjà les initiatives se multiplient. Sous l’impulsion de certains de nos clercs, un refuge pour le plus défavorisés va bientôt ouvrir, des mouvements et de soirées caritatives se montent, des lettres ouvertes sont publiées et les débats se multiplient sur les marches de notre cathédrale.


Pour autant, certains d’entre vous s’inquiètent aussi de ce conclave. Ce référant au synode qui a vu s’affronter jusqu’à son paroxysme des visions très différentes de la Lumière, certains craignent que le conclave n’attise encore plus les divisions de notre église. Notre église est, il est vrai, diverse. Elle est traversée par trois grands courants de pensées dont les figures de proue sont trois évêques emblématiques. Les trois candidats présumés à l’évêché de Hurlevent peuvent être, dans une certaine mesure, assimilés à l’un de ces courants. Ils sont passionnés et ne craignent pas de défendre leur vision. Le conclave pourrait-il nous diviser encore plus ?
Il nous réunira. En effet, au delà des courants, des différences et des visions de chacun, la Sainte Lumière nous unis tous. Les trois vertus, à savoir le Respect, la Ténacité et la Compassion dirigent nos vies. A la fin du conclave, c’est tous uni par la Lumière que nous féliciterons et soutiendrons notre nouveau guide. Ceci d’autant plus que notre monde reste sous la menace de la Légion sur Argus. Ce n’est pas la première fois que nous avons une élection dans notre église. Il a des années de cela, l’archevêque Benedictus avait été choisi par le conseil des évêques. Le Conseil état déjà traversé par les courants et beaucoup craignaient un schisme. Cette élection avait permis de réunifier notre église et apportait la paix. A une plus petite échelle – nous n’allons élire qu’un évêque parmi d’autres – il en devrait être de même.
Qu’Elle vous garde,

 

Père Brunnus, secrétaire du conseil des Evêques.

*La campagne commencera officiellement le jour de la proclamation officielle des candidats au conclave, le 1er du 12ème mois.