Déjà, la Rédaction tient à vous remercier ses lecteurs et l’ensemble de la population de leurs très nombreuses réponses. Visiblement, l’hurleventois n’a pas la langue dans sa poche, qu’il s’agisse de critiquer, d’allouer, ou mieux, de faire des propositions !

Dans un soucis de transparence, nous ouvrons nos bureaux à qui veut avoir accès aux résultats “brutes (de décoffrage ?)” de ce sondage.

 

Petit tour d’horizon de nos sondés :

 

Comme prévu, la population de Hurlevent est disparate et mixe : la moitié (46%) de nos sondés se sont déclarés être des hommes ! Les titans nous préserve d’avoir gardé le questionnaire entre les murs de la capitale, les sondés restants sont évidemment… des femmes.

Concernant les professions, celles-ci sont très diverses : Environ 60% d’entre vous sont des civils (marchands, forgerons, joailliers, cuisiniers, médecins, alchimistes sont les professions qui sont revenues le plus, ou encore simples rentiers et bourgeois). Les membres du Clergé ont eux aussi répondu à l’appel, avec près de 20% d’entre vous qui se déclarent comme paladins ou prêtres. Le Guet Urbain et les militaires ne sont pas en reste (environ 20%).

Pour vos origines, elles sont elles aussi très disparates : 30% d’entre vous viennent du Royaume de Lordaeron, 22% sont nés à Hurlevent ou en Elwyn. Quant au reste, vous êtes nombreux à être originaires de Gilnéas, ou à appartenir à nos alliés de l’Alliance.

 

Connaissances relatives aux élections du Chancelier des affaires urbaines :

 

Sur l’ensemble de nos retours, aucun d’entre vous n’a participé à l’élection du début de l’année 34. Rien d’anormal à cela, car celle-ci était un suffrage censitaire réservée aux nobles du Royaume d’Hurlevent, et ils ont été très peu nombreux à nous répondre.

Concernant les élections elles mêmes, vous êtes près de la moitié (47%) à déclarer ne “rien savoir” sur le déroulé des élections. 10% d’entre vous ignorait même qu’une élection avait eu lieu, pensant à une simple nomination. Pour le reste, vous êtes 21% à détenir quelques informations (que nous nous attacherons à détailler dans les pages qui suivent), et 22% à être très bien informés. Pour ces derniers, ils ont en général eu à faire de nombreuses fois à la Chancellerie, que ce soit par leur statut ou leur profession.

 

Connaissances relatives aux missions de la Chancellerie :

 

65% d’entre vous estiment connaître le nom des deux chanceliers et des deux magistrats qui composent l’institution. Les autres n’en ont qu’une idée partielle, en générale liée au simple fait d’une figure qu’ils ont rencontré dans la rue.

En ce qui concerne le rôle de la Chancellerie, celui-ci semble plutôt clair pour une très grande majorité d’entre vous : affaires urbaines d’un côté et relation avec les citoyens ; et de l’autre fonction de juge et de législateur. Vous êtes d’ailleurs 79% à avoir eu affaire une fois ou plus à la Chancellerie, souvent dans le cadre d’une affaire urbaine (de gestion cadastrale des locaux) ou dans le cadre de votre profession (notamment pour les gardes du Guet Urbain). Là où cela s’avère plus flou, c’est concernant les prérogatives du juge : sont-elles entre les mains de la Chancelière Faral ou de l’Etat-Major (selon le Code des délits et des crimes, cela dépend de type de crime – délit commis), la question demeure vague à vos yeux. Certains soulignent aussi, de manière non dépourvue d’humour, “l’ouverture” et “l’accessibilité” de notre chancelier aux affaires Urbaines, notamment pour ce qui est citoyennes non dépourvues de charme. Sujet bien moins frivole, près des trois quart d’entre vous estiment avoir été “témoin” d’une injustice venant de nos autorités.

 

Connaissance relatives au statut des magistrats et des chanceliers :

 

Aie ! C’est là que le bât blesse. N’en déplaise aux quelques uns qui ont répondu dans leur questionnaire que le Garnement ferait mieux de s’informer comme l’était “le bon peuple de Hurlevent”, le niveau d’information de l’hurleventois demeure au raz des pâquerettes sur le sujet. Vous êtes 40% à nous dire que les Chanceliers sont “théoriquement” révocables, mais vous ignorez par qui et dans quelles conditions. 25% expriment simplement leur ignorance totale en la matière. Ils se contentent de supposition, estimant notamment que “si un homme élu, il doit sans doute être révocable”. De même concernant la durée d’un mandat. Vous êtes nombreux à penser qu’ils ne sont pas nommés à vie, sans pour autant savoir avec exactitude la durée d’un mandat.

 

Pour ce qui est de rendre des comptes de leurs actions, vous êtes 83% à estimer que la Chancellerie, si elle se soumet, évidemment, au jugement de notre Roi, ne dispose d’aucune autre impunité : pour 64% d’entre vous, la Chancellerie se doit de rendre des comptes au peuple, sans distinction de sang ou de race. Ainsi, une idée qui revient souvent est que l’institution se doit de rendre des comptes “à tous ceux qui dépendent d’eux. Sujets du Roi oui, mais ils le sont aussi.”

10% estiment surtout qu’elle doit se soumettre à davantage de contrôle de l’Etat Major du Guet Urbain, et 26% qu’elle doit rendre des comptes aux autres institutions, noblesse et clergé notamment. Enfin, vous êtes nombreux à appeler à plus de transparence et de communication via notamment un affichage public plus conséquent et plus quotidien.

 

Connaissances relatives au Code des délits et des crimes :

 

La totalité des sondés connaissent notre Codex. La moitié d’entre vous (48%) estiment le connaître et le comprendre. Quant à son utilité, elle ne fait aucun doute : 87% des sondés considère le Code des délits et des crimes utile, mais après tout, il ne s’agit sans doute que de disposer d’un peu de bon sens… Par contre, 65% l’estiment injustes, et ce, pour des raisons très diverses, dont nous allons tâcher de vous faire un résumé exhaustif :

 

Certains appellent à davantage de clarté de nos lois, que ce soit pour définir davantage les notions de “légitime défense”, de “trahison”. Une critique récurrente semble liée à la peur que les lois, par leur manque de précision, soient “détournées, interprétées” par ceux qui les appliquent.

 

D’autres ont des revendications bien plus concrètes : “durcir les peines”, “maintenir la peine de mort”, la “rééducation de force”, l’acceptation des races de l’Alliance dans l’Urbaine pour “avancer avec notre temps”, ou encore “ajouter un passage sur les personnes en danger”. Plusieurs ont aussi souligné le chapitre concernant les Worgens, qu’ils estiment injustes et discriminatoires, notamment le fait qu’on leur interdise l’entrée dans les bâtiments publics. D’autres remarquent, non sans manquer d’humour, que certaines lois du Code ne sont pas réellement appliquées car  inadéquates, comme celle relative à l’occupation des lieux publics par des groupes de plus de 20 personnes, expliquant notamment avoir rencontré la Garde “aux soirées de Veillées de contes” ou simplement surveiller la Place Faol, qui regroupe souvent bien plus de vingt badeaux.

Certains, enfin, réclament une mise à jour du Code des délits et des crimes (dont nous vous parlons dans un autre article de ce numéro), notamment concernant les Illidaris, dans la continuité de la manière dont cela a été fait pour les worgens et les chevaliers de la mort…

 

Ce qu’il faut retenir (ou pas) de tout ça :

 

Vous en retiendrez ce que vous voulez.

Le Garnement se contente de souligner que, pour une très grande majorité d’entre vous, tous genres, races, statuts et fonctions confondus, vous jugez que le Code des délits et des crimes est indispensable au bon fonctionnement du Royaume et de la Ville de Hurlevent. Que l’action de la Chancellerie est elle aussi utile, mais mériterait à être précisée et surtout mieux encadrée en ce qui concerne le statut de ses fonctionnaires.

Que vous débordez d’idées, de revendications diverses, sans doute légitimes et sans aucun doute avisées, et enfin, le plus essentiel à nos yeux, que vous ne manquez pas d’humour.

 

 

Mairi Elisabeth O’Hara