Sur vingt personnes interrogées, citoyens de la capitale sans distinction de race ou de statut social, quatorze ont une bonne opinion de la Garde contre sept qui en ont une mauvaise, soit respectivement soixante-dix pour-cents et trente pour-cents des personnes interrogées. Il a été demandé à chacun de justifier leur opinion. Nul doute que le Garnement, lui, aurait  raflé la totalité des sondages… !

Les personnes favorables ont évoqué que la garde représentait une présence dissuasive et indispensable au bon maintien de l’ordre. Leur rôle assure un sentiment de sécurité pour peu qu’on fasse partie des gens honnêtes. A leurs yeux, la Garde et compétente et dévouée à la population, se faisant indispensable pour rendre les rues plus sûres.

D’autre part les personnes qui ont une mauvaise opinion de l’Urbaine se sont montrés très loquaces sur les raisons de leur mécontentement. Outre les personnes qui souhaitent voir le chaos régner et les gardes démissionner de leurs fonctions, incompétents, arrogants, irrespectueux, insultants et laxistes sont autant d’adjectifs peu élogieux avancés pour justifier ce choix.

Certains soulignent l’immobilisme des Gardes au sujet d’enquêtes laissées en suspens, ainsi que certains abus de pouvoir, poussant d’honnêtes citoyens à la faute et adaptant les lois à leurs convenances. D’autres reprochent un manque de considération et de communication, donnant un sentiment de justice partiale.

 

A cela il leur a aussi été demandé s’ils avaient des axes d’amélioration à proposer pour une optimisation de maintien de la paix par le Guet urbain. Là encore, beaucoup d’idées émergent de l’esprit fertile des citoyens de Hurlevent, comme par exemple un approfondissement des enquêtes, une révision des priorités de procédure, la réhabilitation des criminels, une présence accrue dans les rues, ou encore des services de contrôle de la bonne application du codex par les Gardes. D’autres soulèvent des révisions du comportement de ceux qui portent l’uniforme vis-à-vis des citoyens, comme davantage d’exemplarité, d’ouverture d’esprit, de bon sens mais aussi moins de laxisme. Certains évoquent également un ménage dans les effectifs pour épurer ceux qui “la corrompent” et recruter davantage de sang neuf, appliqués et assidus dans l’exercice de leurs fonctions.

Pour finir, certains proposent la torture pour corriger et soutirer des informations, voudraient imposer une surveillance des pratiquants de magie par l’académie des mages de Hurlevent ainsi que le bannissement systématique des chasseurs de démons, des chevaliers de la mort et de tout autre individu ostensiblement dangereux.

 

Ainsi, bien qu’une majorité des citoyens de Hurlevent soit satisfaite de l’institution, les Hurleventois n’ont pas leur langue dans leur poche quand il s’agit de proposer des moyens de l’améliorer. La cité blanche a vu ses murs tachés maintes fois de sordides faits-divers, et les gardes se sont toujours efforcés, contre vents et marrées, de maintenir l’ordre et de dissuader les esprits retors qui souhaitaient perturber sa tranquillité. Malgré cela, les habitants de la ville soulèvent peut-être une question ; la garde est-elle suffisamment à l’écoute des citoyens qu’elle protège dans une période aussi troublée, à l’aube de grands changements pour l’avenir d’Azeroth ?

 

Fergus Brytbald

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