Alors que nous nous penchons sur ce qu’est le Guet urbain aujourd’hui et sur les incontournables personnalités qui le composent, j’ai jugé pertinent de me pencher sur le cas de “ceux qui ne font plus la Garde”.

Allons…vous pensez peut-être que s’enrôler au Guet revient à épouser l’Urbaine, pour le meilleur comme pour le pire ? Que cette carrière va vous mener vers une retraite rondelette pour vos vieux jours, médaillé et remercié pour vos bons et loyaux services envers la Couronne ?

Et bien détrompez-vous, chers lecteurs. Certains ont été congédiés et d’autres sont partis de leur plein gré. Comment l’expliquer ? Qui sont ces personnes qui ont laissé derrière elles le Lion doré pour se la dorer au soleil ? Que sont devenus ces héros du quotidien ? Le Commandant Leizen Alrun, le Sergent chef Roland Watshell, le Sergent Pénélope Cornell, le soldat Elias Sherborne sont autant de noms qui vous semblent familiers et pourtant, ils ne sillonnent plus les rues de la cité blanche pour les rendre plus sûres.

Le Garnement est parti à la rencontre de ces quelques oubliés pour les interroger sur leur carrière et leur avis rétrospectif sur l’évolution de la Garde de Hurlevent depuis leur départ.

La première dont nous allons vous parler est Aenethia Chantevent :  une Kal’dorei, aussi surprenant que cela puisse paraître. Elle a intégré les rangs en l’an 31 pour une durée de six mois à un an. Elle revient sur une époque où toutes les races composaient le Guet, à l’exception des Draenei qui ne semblaient pas vouloir s’engager dans le maintien de l’ordre, et où les candidatures de worgens étaient minutieusement épluchées, avant d’être désormais interdites.

Selon elle, cette mixité culturelle était un atout majeur quand il s’agissait de régler des conflits ou de négocier avec les ressortissants des autres peuples. En tant qu’elfe de la nuit, elle était envoyée pour traiter avec ses compatriotes afin de faciliter l’échange, apaiser les tensions et ramener la paix et l’ordre dans Hurlevent. Elle garde un excellent souvenir de sa carrière là-bas et plus particulièrement de l’ambiance entre les gardes qu’elle considérait presque comme une famille. Elle ne tarit pas d’éloges sur la cordialité et la convivialité qui y régnait malgré les bizutages systématiques des nouvelles recrues… revenant même sur une anecdote marquante, ou elle dut traverser la caserne nue après son bain pour retrouver sa serviette que ses collègues avaient cachée au fond d’une geôle…

Le rapport aux Hurleventois était lui aussi plus “détendu”, Aenethia soulignant le fait que les gardes étaient très polyvalents et proches du peuple, faisant de Hurlevent pas seulement une capitale humaine, mais le centre névralgique et cosmopolite de l’Alliance.

Mais le Guet urbain n’est pas seulement une bande de joyeux lurons qui ont la blague facile et un sens aigu de la camaraderie. Le ton change quand elle s’exprime à propos des drames qui l’ont frappée, comme la perte d’un collègue et ami, Tarn Heilm. Elle déplore aussi cette perte de mixité raciale qui faisait la force, selon elle, des gardes qui seraient responsables de leur impopularité croissante.

Quand nous l’interrogeons sur les raisons de son départ, elle nous confie être partie en congés, que les gradés n’ont pas fait grand cas de son absence et qu’elle a été remerciée. Depuis, elle a occupé de nombreux postes, et ses antériorités de Garde ont été un atout majeur dans ses différentes candidatures. La réinsertion au Guet Urbain n’était elle, pas une option envisageable.

Aucune aide, aucune retraite généreuse n’attend ceux qui abandonnent l’uniforme. Ils se contentent alors du seul sentiment d’avoir œuvré pour la paix et l’Alliance.

 

 

Dorothée Skeeter

Publicités