Chers lecteurs,

 

Déjà, je tiens à m’excuser de la longueur de ce numéro. J’ai bien conscience qu’à trop vouloir en dire, on n’est plus écouté. Cependant, il ne s’agit aucunement de crier au loup. Les circonstances et l’actualité ont créé l’épaisseur de ce second canard, mais je suis certaine qu’il redeviendra raisonnable dans les semaines à venir.

Pour les plus téméraires – ou fous –  qui s’engageront dans une lecture assidue et complète, je dirai simplement que ce numéro reflète la volonté primaire du Garnement : laisser libre cours aux débats, souvent par tribune interposée, afin d’exprimer la pluralité d’opinion qui fait de nous ce que nous sommes, des êtres complexes, intelligents, nullement loups dans la bergerie, mais en aucun cas un troupeau de moutons.

Je m’arrête là, et vous laisse découvrir la suite. Bonne lecture !

 

Hommage aux 29 amis de la Liberté d’Information

 

Un garnement n’est pas grand chose sans les galopins qui l’accompagnent, une vraie classe d’écoliers.

29 gamins aux tempéraments qui divergent autant que leurs physiques. Petits, fins, costauds, poilus, trapus, armoires à glace, délicats, mais aussi oreilles pointues et moustaches audacieuses… avec, en définitif, pour seul point commun le fait d’être un peu turbulent.  

 

Le Garnement connaît très bien certains d’entre eux, d’autres uniquement de nom, et d’autres encore lui étaient jusqu’alors totalement étrangers. Mais qu’ils soient connus pour être les premiers à lever le doigt pour aller au tableau, ou au contraire pour occuper les derniers pupitres du fond de la classe, ils ont tous accepté de risquer la correction dans l’unique but de se serrer les coudes.

 

Et ça, le garnement s’en souviendra. Il n’oubliera pas qu’ils ont répondu présent lorsqu’il était dans le pétrin, au risque d’y plonger eux mêmes. Pas pour sauver sa propre caboche, mais pour une cause qui, a ses yeux, a encore plus de valeur.

 

Mairi Elisabeth O’Hara